[Bafouilles] La représentation du handicap dans la culture Pop.

Salut bande de geeks ! Aujourd’hui on se retrouve pour un sujet qui me tient à cœur : le handicap. Je n’en parle pas forcément sur les réseaux sociaux, car je ne veux pas qu’on me mette une étiquette et qu’on me prenne en pitié. Je suis personnellement en situation de handicap. Alors, je ne sais pas si cela fait de moi une personne légitime pour en parler, mais je voulais vraiment partager avec vous sur ce sujet.

Une rapide introduction.

Au cinéma, le handicap commence à faire son apparition. Et dans le cinéma français en particulier. A commencer par Intouchable. Cependant, j’ai surtout en tête deux films que j’ai beaucoup appréciés : La Famille Bélier et Patients. J’ai beaucoup ri, notamment lors de ce dernier. Certainement parce que je me suis reconnue dans certaines situations – par exemple quand des valides me posent des questions ou ne savent pas comment réagir. D’ailleurs, certaines personnes dans la salle ont dû trouver que mes réactions étaient déplacées.

Avant que vous commentiez cet article, sachez que j’ai un handicap de naissance et que je le vis très bien. Pas de dépression, pas de mal être. Je le prends vraiment comme une force et quelque chose qui a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.

Bref, on n’est pas là pour parler de moi, mais bien des personnages fictifs étant en situation de handicap. Toutefois, pour être clair, qu’est que le handicap ?

Une classification des handicaps est établie à l’aide de 5 grandes catégories :

  •  le handicap moteur,
  •  le handicap sensoriel (visuel, auditif),
  •  le handicap psychique (pathologies perturbant la personnalité),
  •  le handicap mental (déficiences intellectuelles)
  •  et les maladies invalidantes.

Même si je trouve personnellement qu’il y a très peu de place pour le handicap dans la culture en général, j’ai quand même trouvé quelques exemples marquants.

Rain Man (le film avec Tom Cruise et Dustin Hoffman).

Sorti en 1988 en France (très bonne année au passage), Rain Man raconte l’histoire d’un revendeur de voitures obsédé par l’argent, Charlie, qui découvre, suite au décès de son père, qu’il a un grand frère, Raymond. Raymond va s’avérer être une personne particulière : il a un trouble autistique.

De mémoire, il me semble que c’est l’un des premiers films qui traite un tel sujet. Ce film pose la question de l’insertion des personnes autistes, de l’image que les personnes en ont, leurs a priori. Même si Charlie va profiter des capacités de son frère (il va lui faire compter les cartes au Casino notamment), il va se rappeler ses premières années avant que Raymond ne soit interné dans un hôpital psychiatrique. C’est alors que Charlie va vraiment le considérer comme son frère, une personne à part entière, et pas seulement une personne invalide que la société refuse d’inclure.

Ce film prouve que le trouble autistique était mal considéré et pas assez reconnu. A l’époque, il n’y avait pas tout le suivi qu’on peut trouver aujourd’hui. Il n’y a pas la même intégration dans la société. Ayant travailler pendant près de quatre ans avec des étudiants avec un trouble autistique, je trouve qu”on fait de plus en plus de choses pour eux et qu’il existe de plus en plus de structures pour les accompagner dans la vie de tous les jours. Malheureusement, selon la région dans laquelle on se trouve en France, ces personnes n’ont pas le même accès à ces services.

South Park : Timmy et Jimmy et le camp pour les enfants handicapés.

On passe un peu du coq à l’âne, notamment au niveau du ton. Je vais parler à présent de South Park. On peut, je pense, sans se tromper dire que South Park est un dessin animé pour un public adulte. Il traite de différents sujets au travers de ses personnages – des élèves de primaire – avec des yeux d’adultes. Parmi les personnages, deux élèves à mobilité réduite sortent du lot : Jimmy et Timmy. Ce ne sont pas les seuls à être handicapés dans la série. Il y a aussi Nathan et Mimsy (qui reviennent régulièrement avec leur rolling gag), Halfie le cul de jatte, Ned, un invalide de guerre, ou encore l’infirmière Gollem.

Cependant, Jimmy et Timmy sont vraiment des personnages récurrents de la série, qui apportent vraiment quelque chose à l’intrigue. Jimmy Valmer est un peu le petit rigolo de la bande. Il se met souvent en scène lors de one-man-shows improvisés. Timmy ne parle pas beaucoup (à part pour dire son prénom et quelques mots) il va participer à quelques aventures de Kyle, Stan, Kenny et Cartman. Il va même remplacer Kenny un certain temps alors que celui-ci ne revient pas à la vie.

Dans les deux cas, leur handicap n’est jamais pointé du doigt et ne sont pas moqués (le seul étant Scott Malkinson, un élève diabétique). Ils sont intégrés pleinement dans l’intrigue et ne sont pas pris en victimes. Egalement, tous les deux font preuve d’un optimisme sans égal. Ils ne s’battent jamais sur leur sort. Il arrive même qu’ils donnent quelques leçons de vie, comme par exemple sur le fait que tricher c’est mal (m’voyez).

Même dans le jeu adapté de la série « Annale du destin », Jimmy, Timmy et Scott (Captain Diabète) ne sont pas mis de côté et sont plutôt badass.

Chez Marvel : Professeur Xavier & Daredevil

Encore un produit du patrimoine américain qui introduit des personnages avec un handicap. Je veux bien sûre parler de Marvel. Et comment ne passer au Professeur Xavier (alias Roulettes) et à Daredevil. Ici, je parlerai essentiellement des personnages qu’on retrouve dans les comics, et non au cinéma ou dans les séries.

Le Professeur Xavier est un mutant avec des pouvoirs télépathiques. Avant d’être le directeur pour jeunes surdoués, Xavier a été un soldat. Dans le comics,  il est paralysé des jambes après qu’un extraterrestre, du nom de Lucifer, fasse tomber une dalle de pierre sur ses jambes. C’est durant sa convalescence qu’il va rencontrer Amelia Voght, une infirmière, elle aussi mutante, qui va l’aider à fonder l’Ecole. En bref, sans le Professeur Xavier et son accident, les X-Men n’auraient jamais existé.

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De son côté, DareDevil, Matt Murdock de son vrai nom, est un avocat qui a décidé faire justice lui-même. Il devient aveugle après essayé de sauver un homme aveugle (si si) alors qu’il était encore un enfant. Lors de ce sauvetage où il perd la vue, il est bombardé de déchets radioactifs qui lui permettent de développer ses autres sens (ouïe, toucher, goût et odorat) et développe également un sens « radar » qui remplace sa vue. De son handicap il en a fait une véritable force (même si les déchets radioactifs doivent certainement l’aider). De même, il utilise souvent sa canne blanche comme arme : elle peut se diviser par deux et loge un grappin.

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Enfin, pas de besoin de super pouvoir pour s’en sortir avec son handicap et en faire une force. Notez-le !

Silent Voice

Nishimiya est une élève douce et attentionnée. Chaque jour, pourtant, elle est harcelée par Ishida, car elle est sourde. Dénoncé pour son comportement, le garçon est à son tour mis à l’écart et renvoyé du lycée. Des années plus tard, il apprend la langue des signes et part à la recherche de la jeune fille.

Etant donné que le langage des signes est très visuel, je pense que c’est pour cela qu’on ne voit pas beaucoup de personnages sourds dans les manga ou la littérature de manière générale. C’est une bonne chose que ce soit mis en avant.

Malheureusement, je ne l’ai pas encore vu mais rien que le thème m’intéresse. Et c’est un sujet qui me parle directement. Le bourreau qui devient ami après avoir découvert la personne derrière le handicap. Si si, c’est possible. Il m’est déjà arrivé de confronter les personnes qui se moquaient de moi et d’en faire des amis. Car n’oubliez pas que dans la nature humaine, tout ce qu’on ne connaît pas, nous fait peur. Et c’est en observant tout ce qui nous entoure qu’on apprend de nouvelles choses. Une véritable ouverture au monde.

Midoriya dans My Hero Academia

Je voulais vraiment terminer avec ce personnage, car je me suis demandé s’il rentrait bien dans le sujet. En effet, Midoryia vit dans un monde où 80% de la population mondiale a un Alter ; comprenez des super-pouvoirs. Un univers rêvé dans les comics qui est à présent réalité. Sauf que Midoriya est un sans Alter. Il fait donc partie des 20% restants. Dans la définition actuelle, je vous ai donnée au début, il est vrai que Midoriya n’a pas de handicap. MAIS on ne vit pas dans le même monde.

Midoriya est persécuté car il n’a pas d’Alter, on le montre du doigt, son intégration dans la communauté est compliquée. Comme je vous l’ai dit, 20% du monde de My Hero Academia n’a pas d’Alter. Or, dans notre présent et dans notre réalité, 18% de la population française et 15% de la population mondiale est touchée par un handicap, selon l’OMS. Des chiffres qui sont assez similaires. Du fait de ces analogismes, est-ce qu’on peut conclure que Midoriya est l’équivalent d’une personne handicapée dans son univers ?

Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire. Est-ce que j’ai raison de penser ainsi ? Bien sûr, vous allez me dire qu’au final il va avoir son Alter grâce à All Might. Cependant, il n’a jamais abandonné son projet de devenir un héros et a même su compenser son « handicap » par un esprit d’analyse indéniable.


Bien sûr il y a d’autres personnages et univers qu’on pourrait citer. Comme par exemple, Samuraï 8, un manga publié en France par Kana et écrit par le scénariste de Naruto. Comme sa sortie est récente, je ne veux pas trop vous spoiler. Je pense que j’en parlerai prochainement ici.

De manière générale, la présence des personnages ayant un handicap dans la culture Pop permet de le faire mieux accepter ainsi que de le comprendre un peu mieux. Plus on en parle, moins c’est une chose qui nous est inconnue. Si on se réfère aux études menées, une personne qui est confronter au handicap, que ce soit de la famille ou des mis, est susceptible d’être plus tolérant et de donner plus de sa personne. Cela permet également une plus grande ouverture d’esprit et un regard sur le monde qui nous entoure différent. Attention toutefois de ne pas en faire trop : on aime bien garder un minimum d’autonomie 😉

En attendant le prochain article, on se retrouve sur mes différents réseaux :
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