[Event] Salons et conventions : mon bilan en cette fin 2019.

Salut bande de geeks ! En cette fin d’année, il me semblait important de faire le point sur les conventions et les salons que j’ai pu faire cette année, surtout ces dernières semaines. Comme vous le savez, l’accessibilité et le respect de la loi à ce sujet me tiennent particulièrement à coeur. Par ailleurs, vous pouvez retrouver le premier article que j’ai écrit à ce sujet et qui est sans doute l’un de ceux les plus lus du blog.

Dans cet article, je vais me permettre de citer clairement les salon et conventions visés, en espérant que cela fasse bouger (un peu) les choses. N’en déplaise à certains. Spoiler : je vais être salée.

Besoin de renouveau.

En deux ans, j’ai fait au total près une vingtaine de salons – autant vous dire que je commence à avoir de l’expérience. Au début, tout est beau, tout est joli : on voit de nouvelles choses et des personnes qu’on a toujours voulu rencontrer – notamment des comédiens de doublage (plus beau souvenir c’est certainement la rencontre de Brigitte Lecordier et Gérard Surugue au Hero Festival Grenoble). Cependant, au fil des conventions, je me suis rendue compte que c’était toujours les mêmes invités, ainsi que les mêmes stands de marchandises. D’ailleurs, ce sont souvent des stands avec des produits Wish ou des contrefaçons. Malheureusement, les organisateurs ne peuvent pas refuser leur entrée car ce serait un refus de droit de vendre. Il faudrait que les ayants droit des licences portent plainte contre eux directement. Point positif: des fois, il m’arrive de ne pas pouvoir acheter quelque chose dans un salon, alors je l’achète dans un autre chez le même revendeur.

Effectivement, c’est bien de rencontrer des YouTubers, des personnalités qu’on admire derrière nos écrans. Toutefois, cela serait encore mieux si les organisateurs pensaient de temps en temps  à renouveler la liste des invités, voire même des activités. Ce que je demande c’est d’avoir des events qui sortent du lot, qui apportent quelque chose d’autre par rapport aux autres. Quelque chose qui me donnerait réellement envie de faire des kilomètres. Par exemple, je trouve intéressant d’avoir des conférences dédiées ou alors avoir des activités jamais vues. Et pourquoi pas, inviter plus de créateurs de la région et moins de grosses personnalités – ou tout du moins d’autres. Heureusement que certains d’entre eux sont devenus des amis.

L’accueil de la presse : de moins en moins de considération.

95% du temps, j’obtiens un pass presse afin de faire un retour sur les salons et les conventions et ainsi avoir un accès à des endroits que les visiteurs ne peuvent pas voir, en théorie. Cette année, je trouve que les média, que ce soient professionnels ou amateurs, sont de moins en moins bien accueillis par les équipes organisatrices. En effet, rien que ces deux derniers mois, trois salons n’avaient pas de salles de presse ; à savoir le Savoie Retro Game, le Hero Festival Marseille, et enfin, la Japan Touch (Lyon).

A quoi servent les salles de presse ? Tout simplement, cela nous permet de travailler, de faire nos interviews et parfois, de nous reposer. Car il faut bien avoir en tête qu’un blogueur en salon ne vient pas seulement parce que l’entrée est gratuite. Il est là également pour faire partager son expérience à ses lecteurs qui ne peuvent pas se déplacer, par faute de temps ou de moyen. C’est également l’occasion de faire connaître des acteurs, des créateurs, que ce soit du net ou d’ailleurs. Par son retour, le blogueur, ou tout autre média d’ailleurs, fait connaître l’événement au travers de ses réseaux et de sa communauté. Cependant, il semble qu’il y ait de moins en moins de considération et que les organisateurs semblent souvent oublier que ces média permettent de faire vivre ce pourquoi ils ont travailler toute l’année durant.

Parlons également des salles presse existantes, mais inexploitables. En effet, lors de la Lyon Game Show 2019, j’ai effectué plusieurs interviews de comédiens de doublage. Malheureusement, je ne peux pas sortir les vidéo sur le net car la “salle” (deux panneaux et un rideau) ne permettait pas d’être isolé du bruit du salon. Et je suis sûre que vous serez d’accord avec moi qu’en convention, il y a du bruit. Par conséquent, ce sont plusieurs jours de travail et de contacts qui sont à mettre à la poubelle. Vous conviendrez que de ne pas entendre la voix d’un comédien de doublage n’a aucun sens.

Pour terminer sur cette partie, je parlerai des conventions qui restreignent les média dans leur travail. Notamment lors du SRG, cette année,  comme je n’étais que “presse”, je ne pouvais pas avoir accès à certaines zones du salon, et même je n’avais pas la primeur des premiers rangs lors des activités et conférences. De fait, il m’était difficile de prendre des photo exploitables sans avoir le sommet du crâne des personnes devant moi. Et je ne parle pas de l’absence de places réservées pour les PMR (dont je parlerai plus tard). Quand on sort d’une convention, on nous demande souvent de faire un article, mais quand on n’a pas de contenu à partager, comment faire ?

Et les personnes avec un handicap dans tout ça ?

Comme déjà évoqué plus haut, j’ai déjà alerté sur les difficultés que j’ai pu rencontrer en salons et conventions. Cependant, il y a quelque chose qui se fait de plus en plus, ou plutôt, de moins en moins. Contrairement à la PGW, les dernières conventions que j’ai pu faire n’avaient pas de salle de repos pour les personnes ayant un handicap (de n’importe quel type). Or, quand il s’agit d’un lieu accueillant un événement culturel, public ou privé, il est dans l’obligation pour l’organisateur de prévoir une salle de repos, que ce soit pour s’asseoir, manger, ou s’isoler du bruit. D’ailleurs, merci à PassionaGeek pour avoir tiré la sonnette d’alarme à ce sujet.

Comme je n’ai pas ma langue dans la poche et que j’ose me signaler, et signaler au passage que ce droit au repos est une obligation encadrée par la loi, l’organisation me propose la plupart du temps de venir me reposer dans la salle des VIP (comme ce fut le cas au Hero Festival et Japan Touch). Encore faut-il que je puisse m’asseoir même dans cette salle. Sauf que ce n’est pas tout le monde qui a ce réflexe, et je ne suis même pas sûre que tout le monde connaisse cette règle. Le pire a été sans doute lors du SRG lorsque l’organisation elle-même m’a refusée le droit de m’asseoir pour manger pour “une question de sécurité”. En effet, aucune chaise n’était présente en dehors des stands, mis à part quelques assis-debout – que je ne peux naturellement pas utiliser. Et même si j’avais l’appui de mes amis, invités ou non, cela n’a pas fait bouger les choses.

Enfin, comme j’ai commencé à vous l’écrire, les places assises réservées lors des conférences ou des événements (comme les concours cosplay ou les concerts) se font de plus en rares. Selon moi, le jeu vidéo, et la culture de manière générale, doit être inclusif. C’est-à-dire que le monde peut y avoir accès. D’ailleurs, je trouve que Chris Liberty’s en parle très bien à travers son projet Nous Sommes Tous Gamers #NSTG.  Et pouvoir partager et se réunir autour d’une même passion, c”est vraiment quelque chose d’important, quelque soit notre histoire. Alors merci de bien vouloir nous faciliter l’accès à vos événements.

Heureusement qu’il y a les copains.

C’est certainement la raison numéro une qui fait que je continue à faire le tour des conventions : retrouver les copains dispersés aux quatre coins de la France. Je pense à la soirée partagée avec la fine équipe de bloggers à la PGW, ou encore avec l’équipe de Game One. Je pense aux différents weekends en colocation et à l’appartement qui se transforme en auberge des amis. A revoir les copains une ou deux fois par an mais avec toujours ce même plaisir (coucou Julien !). Aux influenceurs et personnalités qui sont devenus des amis comme Conkerax, Fred ou encore PikaNoa.

Allez, c’est cadeau, c’est pour vous, voici tous les copains qu’il ne faut pas hésiter à suivre :

FlowieLa Geek en RoseLord of ScreenAltrisAkikoYsallyraAlpha On StreamZanpilPassionaGeekArkDevMoamanStella CréationsPagneLaboEnaidDr 16 BitsMeliGameAgeMa vie de GeekInforumatikJamesCrDaddy Gamer ChiefTalyssiaJennifer Avis ProduitsCylekLouloublues


Si jamais vous êtes organisateur d’un événement, merci de prendre en compte ces remarques, et de vous remettre en question. Et si jamais vous voulez échanger, je ne suis pas fermée à la discussion. Que vous soyez cités ou non dans cet article.

En conclusion, je pense que je vais essayer de visiter de nouvelles conventions, et certainement avec une dimension moins commerciale et plus familiale. Et prendre un peu de recul dans le même temps. Alors si vous avez des suggestions (accessible depuis Lyon), n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

En attendant le prochain article, on se retrouve sur mes différents réseaux :
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Une réflexion sur “[Event] Salons et conventions : mon bilan en cette fin 2019.

  1. Merci pour cet article très intéressant. Il est vrai que quand on commence à faire plusieurs conventions, on se rend compte qu’on retrouve souvent les mêmes invités et surtout les mêmes boutiques. J’ai fait ma première PGW cette année, et j’espérais – notamment – mettre la main sur des articles de jeux vidéos originaux. Hélas, en dehors de quelques stands, la plupart des commerces nous vendaient tous la même marchandise, qui aurait plus sa place à une convention spécialisée sur le manga. Et c’est vrai que le fait qu’il y ait de plus en plus de monde, mais que la place et les moyens ne suivent pas derrière, peut devenir problématique. Mais comme tu dis, ça reste de jolis moments à partager.

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